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Mouvements
de grève, absentéisme ou turn-over, conflits
et remise en cause de la hiérarchie : le risque social
est multiforme et prend une ampleur nouvelle à l'aune
d'inquiétudes formulées, voire sous-entendues,
sur les réformes politiques annoncées.
Plus que jamais le risque social est latent sinon apparent
au regard d'une actualité marquée par des événements
dramatiques comme des
suicides au travail qui ne cessent de l'alimenter. Et
il ne suffit pas d'évoquer le pire pour le prouver
: les multiples annonces de délocalisations, les stocks-options,
les fusions acquisitions sont autant de difficultés
qui pèsent sur le management de l'entreprise.
Dans un monde
économique en perpétuel bouleversement, où
la compétitivité des entreprises est une des
conditions de leur croissance et les stratégies financières
l'élément clé de leur capitalisation,
il semblerait que le climat social tende à se dégrader.
Une
étude menée par CEGOS montre clairement
qu'un fossé est en passe de se creuser entre dirigeants
et salariés sur la perception du climat social au sein
de leur entreprise. On voit, ça et là, s'installer
peu à peu un sentiment différencié de
mal vivre au travail selon son degré de responsabilité.
Si ce dernier, globalement, naît d'une forme de morosité
larvée, justifiée en partie par un contexte
de croissance
difficile, il est symptomatique d'une perception d'insécurité
qui semble dorénavant peser sur le monde du travail.
Une communication
interne déficiente
Seulement 28% des entreprises ont mené au cours des
3 dernières années une étude sur le climat
social de leur entreprise. !
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